La question de la pratique ou non d’un sport en ville polluée ou lors d’un pic de pollution revient souvent. C’est pourquoi nous allons vous apporter quelques éléments de réponses. 

Pollution : D’où vient-elle ?

La pollution atmosphérique est la spoliation ou la dégradation de l’air ambiant par des agents chimiques biologiques ou physiques d’origine naturelle ou industrielle.

Elle constitue un enjeu important pour les années à venir. Il en est de même pour le réchauffement climatique qui, justement, n’est pas sans conséquences de cette pollution qui devient de plus en plus préoccupante au quotidien.

Une pollution qui touche tout le monde

Elle serait à l’origine sur le plan financier de dépenses de santé supérieure à celles occasionnés par les accidents de la route. De plus, elle contribue à une mortalité ou de la morbidité. En effet, en 2016, elle aurait causé 48 000 décès prématurés (avant l’âge de l’espérance de vie) en France selon une étude de SPF (Santé Publique France). Elle représente la 2ème cause de décès en France derrière le tabac.

Été comme hiver, le sportif est particulièrement touché par ce fléau. Effectivement, lors de la pratique sportive, notamment de la course à pied, le rythme respiratoire augmente et favorise l’inhalation des particules contenues dans l’air pollué. Ces dernières vont ensuite passer dans les alvéoles pulmonaires puis dans le sang et donc contaminer certains tissus même si vous êtes en parfaite santé.

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Les effets de la pollution sur la santé

Les effets se font sentir au niveau pulmonaire et cardio-vasculaire et augmente le risque thrombotiques c’est-à-dire d’infarctus du myocarde et des accidents vasculaires cérébraux.
Sur le plan pulmonaire, la pollution favorise le déclenchement de crise d’asthme, de bronchite chronique voire de cancer qu’il s’agisse de cancer du poumon ou de la vessie.

Quelques précautions à prendre pour votre activité physique… 

Il y a donc lieu de prendre certaines précautions avant et pendant votre entraînement :

  • Pratiquez le sport à distance des grands axes routiers à des horaires de faible circulation (comme par exemple au petit matin où la qualité de l’air est meilleure) et à proximité d’espaces verts, de parcs ou de parcours santé.
  • Respirez par le nez. En effet, il s’agit de notre filtre naturel il va donc permettre de mieux filtrer les particules atmosphériques.
  • Réduisez le temps de votre entraînement, privilégiez la marche à la course à pieds.
  • Ne pas s’entraîner en cas d’infection aiguë respiratoire ou cardiaque ou de terrain allergique sans autorisation médicale.
  • Consultez un site météo ou le site comme Atmo France afin de vous rendre compte de l’indice de la qualité de l’air.

En conclusion, il nous semble qu’en période de pollution aiguë et notamment lors des fortes chaleurs, il est souhaitable de suspendre toute activité physique ou d’adapter au mieux vos exercices.

Docteur Thierry WEIZMAN, Médecin du sport et cofondateur de DrSport

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