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En 2012, Mario Balotelli et ses trois bandes bleues faisaient le tour du monde et contribuaient à faire exploser la notoriété du taping (ou physiotaping). La promesse de soulager voire de soigner les blessures avec des bandes de couleurs. Info ou intox ? Retour sur une technique importée du Japon il y a près de 40 ans.


S’inspirant des principes de médecine chinoise, d’ostéopathie et de naturopathie, Kenzo Kase chiropracteur et kinésiologue japonais, met au point en 1979 la technique du physiotaping. L’idée est simple, concevoir une bande qui favoriserait les processus de soin des tissus sous-jacents de ses patients. Comme s’il laissait sur eux ses mains, même après leur retour à la maison.

Si la technique est restée sensiblement identique, la bande a évolué pour devenir toujours plus pratique et efficace.

1. Ses principales caractéristiques :

  • Fine et légère.
  • Une élasticité proche de la peau.
  • Une tension préétablie de 10%.
  • En coton : bonne tenue à l’eau, hypoallergénique, perméable à l’air.
  • Une colle acrylique qui s’active par la chaleur.
  • Des couleurs variées, purement esthétiques, sans lien avec l’efficacité

2. Ses principales actions :

  • Un décompressant permanent qui agit le temps de la pose, 24h/24 sur les différentes pathologies entrainant des dysfonctions qui provoquent infiltrats, tensions, compressions. Grâce à une action sur les espaces sous cutanés le physiotape va stimuler les échanges liquidiens et permettre un retour à la normal.
  • Un antalgique par le biais de la décompression qui agit sur les récepteurs de la douleur (théorie médicale du Gate control).
  • Un facilitant musculaire par la sensibilisation des récepteurs musculo-tendineux lors de la contraction et de l’allongement du muscle qui, par une action anticipée, vont améliorer l’adaptation, le tonus et la synchronisation.

3. Techniques de pose

C’est elle qui va déterminer l’efficacité du taping. En effet, de la forme des découpes, des axes et du sens de pose, du point de départ et du pourcentage d’élasticité induit, va dépendre l’action du physiotape.

4 exemples :

 

Action Effets Direction et position de pose % de tension de pose
Musculaire Facilitant

tonifiant

Centrifuge

Position d’étirement

30 à 60 %
Musculaire Relâchement

récupération

Centripète

Position d’étirement

10 à 20 %
Prévention articulaire Proprioception Centrifuge

Position raccourcissement

50 à 80 %
Œdème Circulatoire Digitations croisées centrifuges Sans tension

 

L’action du physiotape est donc complètement dictée par le but à atteindre et la technique de pose qui en résulte.

Imaginez les conséquences néfastes d’une pose tonifiante sur une contracture musculaire !

 

A noter que pour une bonne tenue dans le temps et une efficacité durable, il est nécessaire :

  • d’effectuer un nettoyage et un dégraissage parfait de la peau,
  • de procéder à une pose sans tension des extrémités de la bande,
  • de garder le physiotape 4 jours puis le renouveler,
  • d’éviter les angles (le découpage est très important !),
  • d’être accompagné dans la pose par un professionnel.

 

4. En résumé

Le physiotape se présente comme un outil utile dans la trousse du thérapeute du sport. Sa tenue, sa bonne tolérance et son ratio action/gène, l’ont rendu populaire chez le sportif. Son efficacité reste toutefois dépendante de la maitrise technique du thérapeute qui le pose, les effets pouvant être inversés en fonction des principes appliqués lors de la mise en œuvre. Dr Sport vous recommande donc l’utilisation du taping avec les conseils et l’accompagnement d’un professionnel.

 

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