C’est l’été, le soleil brille, les températures augmentent… tout ce dont on a envie est de se rafraîchir et pour les chanceux qui le peuvent, la baignade est LA solution. Mais il faut prendre quelques précautions pour éviter que ce moment de plaisir ne soit entaché de regrets.

Petit rappel : La natation, un sport très pratiqué en France

Avec 314 299 licenciés en 2017, la Fédération Française de Natation est la huitième fédération sportive de France. Mais ce sport est surtout pratiqué en tant que loisir, depuis l’enfance, notamment en cours d’Éducation Physique et Sportive (EPS), et durant les congés d’été (que ce soit à la mer ou à la piscine). Il faut dire que la grande majorité des Français sait nager : seulement un sur sept estime ne pas pouvoir nager, selon une étude Santé publique publiée début juillet 2018.
Du coup, lorsque la chaleur est intense, difficile de résister : la baignade est un excellent moyen de se rafraîchir.

Respecter les drapeaux et connaître ses limites

Piquer une tête dans la mer est une sensation des plus agréables et faire quelques dizaines de mètres à la brasse (ou au crawl, comme vous voulez) dans l’eau salée est toujours plaisant. Mais il faut respecter quelques règles et en particulier les drapeaux de sécurité : ils signalent, sur les plages surveillées, si la baignade est sans danger ou si, au contraire, elle est interdite.
À la mer ou dans un lac, d’ailleurs, il faut connaître ses limites et son niveau en natation : il vaut toujours mieux rester proche du bord et rester dans les zones dédiées à la pratique de la natation. Et ça vaut aussi pour la piscine.

Faire preuve de patience pour éviter l’hydrocution

L’hydrocution est un phénomène lié au changement de température soudain au niveau du corps : lorsque, par exemple, on se jette dans l’eau après des heures passées au soleil. L’éviter est très simple : il faut faire preuve de patience.
Au lieu de courir vers l’eau ou sauter d’un rocher, lorsqu’on s’est exposé au soleil durant plusieurs heures, on rentre dans l’eau progressivement, en se mouillant la nuque et le ventre. Rien ne vous empêche de sauter dudit rocher après !

les-risques-de-noyade-en-mer

La mer : Ne pas prendre de risques inutiles

La mer, en particulier, offre de nombreuses options d’activités : on peut jouer sur les rochers, faire de la plongée… de quoi varier les plaisirs.
Néanmoins, il faut faire attention aux coupures, par exemple, qui sont vite arrivées, souvent sans même qu’on s’en rende compte. Très souvent, ces coupures sont très légères et il suffit de les désinfecter. Mais si on veut les éviter, opter pour des chaussons de plongée, qu’on trouve facilement en magasin de sport pour quelques euros, peut être une solution.
On fera également attention à la présence de méduses : se faire piquer n’est jamais très agréable, mais est rarement dangereux, sauf en cas de réaction allergique. Si ça arrive, il faut laver la plaie avec l’eau de mer et retirer les fragments de tentacules. Par contre, uriner sur la plaie est déconseillé, contrairement à la croyance populaire.

Comment réagir en cas de noyade ?

Sur l’ensemble des baignades qui ont lieu chaque année en France, le nombre de noyades est minime : on en a compté un peu plus de 1 600 en 2018 (étude de santé publique). Reste que ce nombre est en augmentation et que, malheureusement, certaines peuvent être fatales. La surveillance est donc de rigueur, surtout pour les enfants.
Si jamais une personne semble être en difficulté dans l’eau, il faut la sortir, demander de l’aide aux personnes présentes si possible et appeler les secours. Si vous les connaissez, pratiquez les gestes de premiers secours tels que le bouche-à-bouche et le massage cardiaque pour une personne inconsciente qui ne respire pas, ou la mise en position latérale de sécurité si la personne est inconsciente et qu’elle respire.

Formez-vous aux gestes de premiers secours

Que ce soit pour l’été ou pour tous les jours, pensez à faire une formation aux gestes de premiers secours. Les pompiers, la Croix-Rouge et de nombreux organismes et associations organisent régulièrement des formations. Informez-vous, la formation ne dure qu’une journée (7 heures) et permet d’obtenir la certification PSC1 (Prévention et secours civique de niveau 1). Il existe en outre des initiations qui durent moins longtemps. Selon une étude de l’IFOP de 2016, seuls 46 % des Français déclarent avoir suivi une formation ou initiation aux premiers secours.

Alors n’attendez plus et prenez soin de vous et des autres cet été !

Recevez nos derniers articles Santé/Sport!

Merci d'avoir souscrit à notre Newsletter.

Share This