Une atteinte méconnue et un nom scientifique un peu compliqué, on vous explique « le syndrome des loges musculaires » qui touche particulièrement les sportifs.

Qu’est-ce que le syndrome des loges ?

Il s’agit de la conséquence de l’élévation de la pression intra-tissulaire dans une ou plusieurs loges (les compartiments contenant les muscles) fermées par une membrane fibreuse inextensible (aponévrose).

Il apparaît suite à des efforts particulièrement intenses sur un muscle entraînant une élévation de la pression intramusculaire. Le muscle se retrouve à l’étroit à l’intérieur de sa loge. Cela entraîne une compression des vaisseaux sanguins et des nerfs qui le traversent ainsi qu’une diminution de la circulation sanguine (ischémie).

Il survient généralement chez le sportif entre 20 et 30 ans. Son début est progressif, ce qui le différencie d’une élongation ou d’un claquage.

Quels sont les symptômes ?

Il se traduit par une douleur aiguë du mollet le plus souvent antéro-externe (sur le côté extérieur) ou postérieure (derrière).

Il ne faut pas confondre cette douleur avec une fracture de fatigue ou une périostite, où la douleur est localisée sur le côté interne du mollet au niveau du tibia.

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La douleur de ce syndrome apparaît à l’effort. Elle oblige à s’arrêter, puis diminue progressivement après l’arrêt. Elle est parfois accompagnée de fourmillements et d’endormissements de la zone. Cette douleur se fait toujours ressentir dans les mêmes circonstances : très souvent lors du footing, du ski de fond ou de la natation avec palme, du cyclisme et du roller. Elle est parfois accompagnée d’une ou plusieurs petites hernies musculaires d’effort (petites boules en avant du tibia).

Il existe d’autres localisations du syndrome des loges, notamment à l’avant-bras lors de la pratique du moto-cross, du VTT et de la planche à voile.

Comment poser le diagnostic du syndrome des loges ?

Il faut d’abord éliminer toutes les autres pathologies qui ont des symptômes proches du syndrome des loges.

Grâce à une échographie-doppler des vaisseaux, on élimine une pathologie d’origine circulatoire. On peut aussi subir une échographie du mollet pour éliminer une lésion musculaire. Une scintigraphie osseuse pourra éliminer une périostite ou une fracture de fatigue.

Si les résultats de ces différents examens sont normaux, seule la prise de pression peut certifier qu’un sportif souffre du syndrome des loges. Il s’agit d’implanter un petit capteur dans le muscle des deux jambes et de comparer les pressions avant et après.

Comment soigner le syndrome des loges ?

Si le syndrome des loges est chronique alors, il faut :

  • arrêter la pratique sportive jusqu’à ne plus ressentir de douleur,
  • reprendre progressivement,
  • adapter les échauffements et étirements, le matériel et les gestes,
  • porter des chaussettes de compression,
  • aller chez le kinésithérapeute.

S’il est aigu, alors la seule manière de le soigner est la chirurgie.

La reprise du sport est possible après 2 à 6 mois.

Si vous avez un doute, vérifiez vos symptômes grâce à l’application mobile Dr Sport et rendez-vous chez le professionnel de santé le plus proche !

 

Dr Thierry Weizman, co-fondateur de Dr Sport

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