La périostite touche de nombreux sportifs, notamment les coureurs. De quoi s’agit-il ? C’est une fatigue osseuse provoquée par l’inflammation du périoste, qui enveloppe certains os. La douleur survient sur le tiers moyen du tibia, la partie antéro-interne. 

Le syndrome est souvent dû aux microtraumatismes provoqués par une pratique sportive soutenue. La périostite est la plupart du temps diagnostiquée au niveau du tibia. Il existe aussi des périostites fémorales mais beaucoup moins fréquentes – on les retrouve plutôt chez les danseurs.

La périostite, qui est concerné ?

Les débutants en course à pied sont souvent touchés. C’est pourquoi on recommande de démarrer la pratique doucement, de manière à laisser le temps à l’organisme de s’adapter.

Les personnes en surmenage ou surcharge d’entraînement y sont également sujettes. Là encore, passer brutalement d’une préparation pour courir un 10 km à un programme de marathon n’est pas indiqué.

En sport collectif, les personnes qui passent subitement de deux entraînements par semaine à cinq ou six s’exposent au risque de périostite. Même logique, même résultat. « À chaque rentrée, au mois de septembre, quand la saison reprend, mon cabinet est rempli de jeunes de sport-études qui consultent après avoir augmenté considérablement leur volume d’entraînement durant l’été », témoigne le Dr Patrice Lhuillier, médecin du sport.

Les footballeurs sont également de plus en plus touchés. « Avant, quand ils ne jouaient que sur l’herbe, nous n’avions pas de footballeurs en consultation. Mais depuis l’apparition des terrains synthétiques et le développement du football en salle, les cas de périostite sont beaucoup plus nombreux », constate encore le praticien.

2 . La périostite, comment la soigner ?

Quel est le pronostic et quels traitements faut-il appliquer ? « Il faut avant tout réfléchir et s’attacher aux causes, insiste le Dr Patrice Lhuillier.

En prévention, je préconise :

  • d’augmenter de manière progressive votre volume d’entraînement;
  • de ne pas négliger l’échauffement ;
  • de vérifier que vos baskets soient adaptées ;
  • de varier les sols et les terrains (souples, durs, bitume, chemin, forêt…) si vous êtes coureur à pied ;
  • de vous renforcer au niveau musculaire,
  • et pour les coureurs, de modifier votre foulée. »

En soins, voici les prescriptions de notre praticien :

  • mettre du froid pendant vingt minutes plusieurs fois par jour, et surtout après une séance ;
  • se faire prescrire des anti-inflammatoires
  • opter pour des soins de physiothérapie chez un kinésithérapeute ;
  • procéder à des étirements.

On peut aussi consulter un podologue (ou posturologue), qui pourra vous aider à modifier votre course ou votre marche et à réduire le stress biomécanique – l’hyper-pronation, par exemple, peut entraîner un surmenage articulaire.

« Souvent, la douleur disparaît aussi vite qu’elle est apparue. Mais attention, si elle perdure, il peut s’agir d’une fracture de fatigue », met en garde le Dr Lhuillier.

 

La périostite, quand s’arrêter ?

Une question que tout le monde se pose : « Quand dois-je m’arrêter ? »
« Quand la douleur devient insupportable : trois semaines de repos minimum sont alors recommandées.

Mais vous pouvez continuer à vous entretenir avec des sports portés (vélo, natation…) afin de rester en activité. Comptez néanmoins huit semaines de repos s’il s’agit d’une fracture de fatigue », conseille le médecin.

« Mais attention ! prévient-il, si une périostite revient souvent, il est primordial de corriger les causes sur le long terme : poursuivez les soins chez le kiné ; continuez de rendre visite à votre podologue… Sinon, votre périostite risque de se rappeler à vous régulièrement ».

 

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