Mise régulièrement sous le feu des projecteurs par le tennisman espagnol, cette technique, qui consiste à injecter des plaquettes pour accélérer la cicatrisation n’en est qu’à ses débuts, mais fait déjà beaucoup parler d’elle, surtout chez les sportifs !

Derrière cet acronyme un peu barbare, se cache une thérapie cellulaire prisée des sportifs. L’injection consiste à utiliser les facteurs de cicatrisation plaquettaires pour traiter un certain nombre de lésions. Objectif, anticiper la reprise de l’activité sportive.

 

Une intervention rapide

 

La séance, qui dure environ 1 heure, débute par une prise de sang classique.

Le prélèvement est ensuite traité par une machine qui sépare les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Une fois les plaquettes isolées, elles sont concentrées pour passer de 150 000 à 400 000 par mm3 à plus de 2 000 0000 par mm3. Le prélèvement est d’environ 15mL. Il sera ensuite nécessaire d’obtenir au moins 4mL de concentré plaquettaire.

C’est ce concentré qui va ensuite être injecté dans les tendons, muscles, ligaments et articulations pour stimuler leur réparation. Et ce, le plus rapidement possible et sans anesthésie locale ni générale. Infirmiers ou médecins, l’intervention est réalisée par du personnel habitué à manipuler des produits sanguins dans un bloc opératoire ou une salle stérile.

Après une surveillance d’environ 15 minutes, et un contrôle de la tension, le patient peut quitter l’hôpital.

 

Une convalescence courte

 

Un repos sportif d’environ 1 mois est nécessaire et, selon le cas une immobilisation par attelle est souhaitable. Pour une tendinite du coude par exemple.

Après les 15 premiers jours d’immobilisation ou de repos sportif, des séances de rééducation doivent toujours accompagner le traitement.

 

Une méthode indiquée dans de nombreux cas

 

Tendinopathies, avec ou sans micro-rupture, séquelles ligamentaires d’entorses, lésions musculaires chroniques, lésions cartilagineuses (chondropathies, arthrose ou ostéochondrite), toutes ces pathologies peuvent être traitées par les injections de PRP. Dans le cas d’arthrose du genou, de la hanche ou de l’épaule, cette technique pourra être utilisée si la visco-supplémentation (injection d’acide hyaluronique) a précédemment été sans effet.

 

Peu de contre-indications

 

Il existe de rares contre-indications : les maladies hématologiques (du sang) ou un épisode de fièvre car on ne peut injecter de plaquettes issues d’un sang anormal.

 

Une amélioration de 70% constatée

 

Difficile d’évaluer précisément l’efficacité des injections de PRP en raison des différences d’habitudes des médecins, de machines à centrifuger le sang mais aussi des stades d’évolution de la maladie. Néanmoins, on note en moyenne une amélioration de 70% quelle que soit la pathologie.

Taxée il y a quelques années de technique dopante, cette méthode n’en est qu’à ses débuts et reste plutôt méconnue. Seulement, au vu des résultats observés et de l’absence d’allergies, les injections de PRP ont de beaux jours devant elles. D’autant plus qu’elles viennent d’être retirées de la liste des techniques dopantes par l’Agence Mondiale Anti-dopage.

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