Mise régulièrement sous le feu des projecteurs par le tennisman espagnol, cette technique, qui consiste à injecter des plaquettes pour accélérer la cicatrisation n’en est qu’à ses débuts, mais fait déjà beaucoup parler d’elle, surtout chez les sportifs 

Derrière cet acronyme un peu barbare, se cache une thérapie cellulaire prisée des sportifs. L’injection consiste à utiliser les facteurs de cicatrisation plaquettaires pour traiter un certain nombre de lésions. Objectif, anticiper ou accélérer la reprise de l’activité sportive mais aussi traiter des lésions résistantes aux autres traitements ou difficilement opérables quand les autres techniques sont dépassées. Il s’agit souvent du dernier recours avant la chirurgie.

L’injection de Plasma Riche en Plaquettes est une intervention rapide

 

echantillon de sang avant centrifugation La séance, qui dure environ deux heures, débute par une prise de sang classique. Cette dernière est généralement réalisée par une infirmière au niveau du membre supérieur du côté non atteint. Par exemple à gauche en cas de tendinite du coude droit. 

Le sang est prélevé a L’aide d’un Kit  à usage unique et stérile généralement et selon le matériel 8 à 15 millimètres cubes de sang sont nécessaires. 

 

Le prélèvement est ensuite traité par une machine qui sépare les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes, il en existe plusieurs modèles sur le marché. Une fois les plaquettes isolées elles sont concentrées pour passer de  250 000 à 400 000 par millimètres cubes ce qui représente la normale à 2 à 3 millions. La quantité de sang injectée qui contient ce concentré plaquettaire est  généralement de 4 ml. Plus la concentration en plaquettes est importante et plus la technique a de chances de fonctionner. Il faut donc que le praticien ait testé  sa machine et vérifie que la concentration est suffisante lors des premiers patients traités.

C’est ce concentré qui va ensuite être injecté parfois après repérage échographique dans les tendons les muscles et les ligaments mais aussi dans les articulations pour stimuler le réparation grâce a une grande quantité de facteurs de croissance ou de facteurs de cicatrisation libérés par les plaquettes au niveau de la blessure .

L’injection va se faire le plus rapidement possible sans anesthésie locale ni générale.

Si le prélèvement est généralement fait par une infirmière ce sont des médecins du sport des rhumatologues  des médecins rééducateur des futurs Chirurgiens qui réalisent  cette intervention. Si possible et idéalement dans un bloc opératoire ou une salle stérile.

Les tubes doivent être marques par une étiquette qui permet leur traçabilité.

Après une surveillance d’environ 15 minutes, et un contrôle de la tension, le patient peut quitter l’hôpital.

 

L’injection de PRP : une convalescence courte

Au Retour à domicile un repos de 48 heures est généralement nécessaire et souhaitable.

La convalescence est courte puisqu’un repos sportif de un mois est nécessaire et parfois une immobilisation par attelle notamment au niveau du coude est prescrite.

Après les 15 premiers jours d’immobilisation ou de repos sportif des séances de rééducation avec un kinésithérapeute doivent toujours accompagner le traitement. Elles ne comportent pas de traitement anti-inflammatoire ni  de traitement de physiothérapie comme des ultra sons  mais plutôt une rééducation excentrique.

Certains incidents sont possibles notamment au niveau du point d’injection comme la survenue de douleur ou d’hématome. Dans ce cas les anti-inflammatoires par voie locale ou générale sont contre-indiqués. Ce type d’incident est traité à l’aide de poche de froid appliquée 20 minutes plusieurs fois par jour à travers un linge humide.

Une méthode d’injection indiquée dans de nombreux cas

Tendinopathie avec ou sans micro rupture notamment au niveau du tendon d’Achille, du tendon rotulien, du tendon quadricipital, de l’aponévrose plantaire et en cas d’épicondylite au tennis Elbow, épitrochléite ou atteinte de la coiffe des rotateurs mais également en cas de lésions musculaires chroniques comme des séquelles de claquage ou des cicatrices fibreuses. Également les lésions osseuses ou cartilagineuses de type chondropathie, arthrose ou ostéochondrite peuvent être traitées grâce à l’injection de prp.

Dans les cas d’atteinte de la hanche de l’épaule ou de la cheville les injections sont généralement réalisées sous scopie.

En cas d’arthrose ou de chondropathie on utilise ce traitement après échec des infiltrations de cortisone ou d’acide hyaluronique.

Le nombre d’injection n’est pas encore codifié mais on considère qu’il faut une à trois injections espacées de quelques semaines voir quelques mois.

Peu de contre-indications

Il est souhaitable d’arrêter les traitements anti-inflammatoires par voie locale ou par voie générale au moins une semaine avant l’injection et une semaine après. Il faut également signaler une grossesses ou un traitement anticoagulant. Il existe de rares contre-indications comme les maladies hématologique (sida)… Car il est hors de question de réinjecter un sang malade.

Une amélioration de 70 % en moyenne a été constatée par de nombreuses équipes.

Cette amélioration peut survenir jusqu’à six mois après la dernière injection.

Difficile d’évaluer précisément l’efficacité des injections de prp en raison des différences d’habitude des médecins, de machines à centrifuger le sang mais aussi des stades d’évolution de la pathologie.

Taxées il y a quelques années de technique dopante cette méthode n’en est qu’à ses débuts et de moins en moins méconnues . Il n’en demeure pas moins au vu des résultats observés de l’absence d’allergie de l’utilisation en cas d’échec des autres techniques que les injections de PRP ont de beaux jours devant elles. D’autant qu’elles ont été retirés de la liste de la liste des techniques dopantes par l’agence mondiale antidopage.

Un petit point noir cependant elles ne sont pas remboursées par la sécurité sociale et elles coûtent entre 150 et 500€ l’injection selon le matériel et le lieu de réalisation. Idéalement, l’injection prp se pratique dans un bloc opératoire pour des raisons d’asepsie.

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