Dr_Sport_ventouse-1228×691

Les ventouses font depuis peu un retour si remarqué (souvenez-vous les cercles rouges sur les épaules de Michael Phelps aux JO de Rio) qu’on pourrait croire qu’il s’agit d’une innovation récente. Pourtant, cette technique fait ses preuves depuis des millénaires.

 

Une technique presque aussi vieille que le monde !

On parle de ventouses depuis les dynasties chinoises et égyptiennes. Des écrits retrouvés dateraient de 1550 av. JC en atteste ! De la Grèce à l’Inde en passant par l’Amérique du Sud, cette technique d’aspiration par le vide a traversé les siècles et les continents.

Répondant à l‘idée de « stimulation énergétique » dans les pays asiatiques, elle a vocation à extraire la pathologie hors du corps chez les Occidentaux.

On retrouve dans l’histoire, aussi bien des ventouses en verre qu’en bambou, en bronze, en tuile ou même en terre !

Délaissées en Europe occidentale au début du XXème siècle, c’est l’essor des médecines alternatives et les liens étroits entre la médecine chinoise et la pose de ventouses qui ont renouvelé l’intérêt pour ces dernières. Les patients, à l’affût de techniques inédites se sont emparé, de ce que l’on appelle très souvent aujourd’hui : le cupping !

 

Une action locale efficace notamment chez les sportifs !

Dans leur utilisation noble, les ventouses viennent en complément d’une approche globale. En effet, leur action reprend les logiques et raisonnements de la médecine chinoise : les méridiens (les canaux empruntés par l’énergie) et les points d’acupressure.

On peut également, travailler sur une action locale mécanique et circulatoire en massages pour réduire la douleur, accélérer la récupération des muscles et améliorer la réparation des tissus profonds. C’est l’utilisation principale qu’il est aujourd’hui faite des ventouses en Europe.

Il existe aujourd’hui différents types de ventouses :

  • La traditionnelle en bambou : fixe, sans contrôle visuel de l’aspiration, non stérile et peu utilisée en Occident.
  • En verre, la plus employée en Europe et en Amérique : stérile, mobile sur la peau mais fragile et onéreuse
  • Mais aussi en caoutchouc, plastique, silicone ….

 

Comment activer les ventouses ?

  • Chaudes : on brûle un coton imbibé d’alcool dans la ventouse avant sa pose ce qui induit le vide d’air. La force de l’aspiration va être induite par l’intensité de la flamme et la vitesse de pose. C’est un acte technique impliquant un thérapeute formé.
  • Ou froides : on crée le vide par un système d’aspiration extrinsèque (pompe ou poire/ photo ci-contre) connecté à la ventouse au moment de la pose. Moins technique, cette méthode de pose ne nécessite pas un praticien formé et rend l’utilisation d’une ventouse accessible à tout thérapeute qui se procure un kit de pose.

Le praticien doit toutefois maitriser sa technique afin de gérer l’aspiration, l’ecchymose induite (normale si elle est maitrisée) et les effets produits.

 

Quelles indications ?

  • En médecine chinoise, les ventouses sont indiquées pour agir sur le « QI » (force vitale), le sang et les liquides organiques. Le traitement va dissoudre la stase (stagnation anormale de sang ou liquide) que la pathologie induit.
  • En abord traditionnel, la stimulation circulatoire et nerveuse va avoir une action sur les éléments anatomiques sous-jacents (peau, muscles, articulations). En fonction de la force d’aspiration, de la localisation et du nombre de ventouses l’effet diffèrera : stimulant, défibrosant, relaxant, contre l’ankylose ….

 

Il est difficile de faire ici un catalogue complet des indications de la technique des ventouses. Chaque praticien doit, en maitrisant la pose, adapter son utilisation au patient et à ses besoins. Ainsi s’ouvre un champ d’action très large, et le médecin ou le kiné du sport, en ajoutant cette compétence à sa boite à outils, trouvera, à de nombreuses occasions, un intérêt à utiliser les ventouses.

 

Quelles contre-indications ?

  • Suspicion d’hémorragie, quel qu’en soit le type (anti coagulants).
  • Coup de soleil et brûlures en général.
  • Plaies ouvertes.
  • Traumatismes récents.
  • Pendant la grossesse, il faudra éviter leur application sur le bas et le haut de l’abdomen.

 

Vous êtes sportif, téléchargez Dr Sport, pour pouvoir :

  • analyser vos douleurs en cas de doute,
  • localiser les professionnels de santé et pharmacies les plus proches de vous,
  • alerter les secours en cas de problème.

 

À télécharger ici.

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

0 Comments

N'hésitez pas à laisser un commentaire