L’arthrite et l’arthrose sont parfois confondues ; c’est un peu la faute à la médecine anglo-saxonne qui n’a qu’un seul terme, arthritis, pour parler des deux maladies. Mais en France, et ce depuis les années trente, une véritable distinction se fait chez les spécialistes, en particulier car les causes, la population touchée et les conséquences sont très différentes. Dr Sport vous dit tout.

L’arthrose : une maladie chronique des articulations

L’arthrose est considérée aujourd’hui comme une maladie chronique et touche, selon l’Inserm, 10 millions de Français dont 65 % ont plus de 65 ans. Elle est causée par une détérioration du cartilage entre les articulations. Le vieillissement en particulier, mais également le bagage génétique et certaines maladies, peuvent causer cette détérioration.

Résultat : le cartilage ne joue plus son rôle et, lors des mouvements, les os frottent entre eux ce qui provoque des douleurs. L’arthrose ne se soigne pas réellement : le traitement consiste essentiellement à réduire les douleurs.

L’arthrite : une inflammation de la membrane synoviale

Contrairement à l’arthrose, l’arthrite est, elle, une inflammation.

Par le terme arthrite, la médecine englobe des centaines de maladies qui ont pour symptôme principal l’inflammation de la membrane synoviale. Cette dernière permet de contenir le liquide synovial, qu’elle produit et qui permet aux articulations de bien bouger faisant office de sorte de lubrifiant entre le cartilage de chacun des os de l’articulation.

Lors de l’inflammation de la membrane synoviale, appelée synovite, trop de liquide synovial est produit ce qui entraîne un gonflement et des douleurs.
L’arthrite est beaucoup moins répandue que l’arthrose (environ 0,4 % de la population française), du fait de facteurs le plus généralement héréditaires, mais est beaucoup plus grave et peut, dans de rares cas, se révéler mortelle. Elle peut se déclencher à tous les âges bien que la majorité des patients ait environ 50 ans.

Le traitement vise à réduire voire éliminer l’inflammation : la médecine a fortement évolué depuis le début des années 2000 si bien qu’aujourd’hui il est possible, selon les cas, de guérir complètement de l’arthrite.

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Arthrite, arthrose et sport : un lien ?

Faire du sport n’est pas en soi une des causes de l’arthrose et encore moins de l’arthrite. Si, effectivement, certains sportifs de haut niveau peuvent, du fait de l’effort intense et répété, développer de l’arthrose, en particulier au niveau de certaines articulations très sollicitées comme l’arthrose du genou chez les footballeurs, une pratique de loisir ou de compétition amateur ne présente pas de danger.
Il faut noter toutefois que certaines blessures aux articulations peuvent, avec le temps, faciliter la survenue de l’arthrose.

Le sport est, en réalité, un traitement de ces maladies :

  • concernant l’arthrose, la pratique sportive est conseillée chez les patients qui devront, sur avis médical, opter pour des sports sans impact ou des sports de portés où les articulations ne sont pas en charges (comme le vélo, la natation, les sports de glisse, le kanoé kayak, le rafting…) afin d’entretenir ces dernières ;
  • en cas d’arthrite également, la pratique sportive est conseillée ; le patient devra toutefois prêter une attention particulière aux pics de douleur, toujours après avis médical.

Il est souhaitable de soulager les articulations sous couvert d’une genouillère, d’une coudière ou d’une chevillère en cas d’arthrose. Il existe des traitements de fond dont l’efficacité est discuté mais qui dans certains cas soulage les patients à base de glucosamines tels que structoflex, condrostéo et structom. La vitamine D est aussi prescrite.
On préfère toujours la mobilisation articulaire même si cela fait un peu mal que de ne rien faire et laisser l’articulation s’enkiloser. Rappelons que les injections de prp semble donner de très bons résultats lorsque tous les traitements classiques ont été essayés et en dernier recours avant la chirurgie.

La polyarthrite rhumatoïde : une maladie auto-immune

Dans la famille des arthrites, une se différencie : la polyarthrite rhumatoïde. Sa cause est génétique puisqu’il s’agit d’une maladie auto-immune : comme pour le diabète de type 1, c’est le corps lui-même qui produit des anticorps qui ciblent ses tissus. En l’occurrence, c’est la membrane synoviale qui est ciblée.
La polyarthrite rhumatoïde est assez fréquente : 0,5 % de la population en développe. Les femmes sont les plus touchées puisqu’elles représentent 80 % des cas. La polyarthrite rhumatoïde commence le plus généralement entre 40 et 60 ans.

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