Pour les amateurs de sport automobile français, l’année 2018 marque le grand retour de la Formule 1 dans l’Hexagone, au circuit Paul Ricard du Castellet dans le Var (83). Le Grand Prix de France, qui n’existait plus depuis 2008, se déroulera le 24 juin 2018. Jusqu’en 1990, il se tenait au Castellet et, de 1991 à 2008, il a eu lieu à Nevers Magny-Court. C’est donc un retour aux sources pour ce sport parmi les plus suivis au monde. Mais la Formule 1 est-elle un sport comme les autres ? Dr Sport vous répond.

 

Un sport où domine la technologie

C’est la grande critique qui est faite à la Formule 1 : la technologie y est reine. Les écuries, comme on appelle les équipes de F1, développent chaque année des moteurs de plus en plus puissants et des systèmes de plus en plus performants pour améliorer puissance, aérodynamisme et contrôle des véhicules.
C’est ce qui peut expliquer, en partie, que certaines équipes soient très souvent à la tête de la course alors que d’autres sont abonnées aux dernières places : plus les ingénieurs sont talentueux et l’investissement est élevé, plus la voiture sera capable de distancer les concurrents.
Mais si la critique peut paraître justifiée, il ne faut pas oublier que certaines technologies embarquées aujourd’hui dans nos voitures ont été initialement développées pour cette discipline : la boîte de vitesses semi-automatique, les systèmes d’assistance électronique comme l’ABS (anti-break system) ou l’ESP (qui améliore la stabilité dans les virages), les freins carbones et, bien évidemment, les lignes aérodynamiques.

 

Conduire une Formule 1, c’est du sport

Avec toute cette technologie, on pourrait s’imaginer que piloter une Formule 1 n’est pas du sport. Ce serait se tromper : alors qu’une voiture normale atteint les 180 voire 200 km/h, le record officiel de la Fédération internationale du sport automobile (FIA) est de 369,6 km/h, établi en 2004 à Bakou par Antonio Pizzona à bord d’une F1 Williams. Depuis, plusieurs écuries ont annoncé avoir battu ce record sans que la FIA ne valide les mesures.

Cette vitesse se ressent sur le corps des pilotes qui subissent à plusieurs reprises durant la course une force proche des 5 g (soit cinq fois la force de gravité terrestre).

Pour le pilote, c’est comme si son corps pesait cinq fois plus lourd. Et lorsqu’ils ont des accidents, la force subie explose : on estime que Kimi Raïkkonen, lors du crash dont il a été victime sur le circuit de Silverstone en 2014, a été soumis à une force ayant atteint 47 g.

Inutile de dire que les pilotes doivent préparer leur corps à résister à ces conditions extrêmes.

Le pilote de Formule 1, un sportif comme les autres

De fait, ce n’est pas étonnant que la préparation d’un pilote de Formule 1 ressemble fortement à celle de tout autre sportif de haut niveau. L’effort est tellement intense, lors d’une course, qu’un pilote peut perdre entre deux et quatre litres de transpiration, soit plusieurs kilos. La faute à l’habitacle qui chauffe jusqu’à 70 °C. Les pilotes boivent donc beaucoup, mais même l’eau peut atteindre 50 voire 60 °C.
Côté alimentation, les pilotes sont très suivies et ont une diète stricte : entre 3 500 et 4 000 calories par jour. Lors de la course, ces derniers dépensent près de 1 000 calories par heure, notamment du fait que leur cœur peut grimper à 200 pulsations par minute pour oxygéner le cerveau et garantir les réflexes nécessaires à la maîtrise d’un bolide qui file à plus de 300 km/h. D’ailleurs, selon certains, une course de Formule 1 serait aussi éprouvante qu’un marathon : le pilote fait un effort comparable avec, en plus, l’effet des accélérations et des décélérations… le tout en un temps réduit. Alors qu’une course de F1 dure environ 1 h 30, le record du monde de marathon est tout juste supérieur à 2 heures (et le temps moyen pour courir un marathon est d’environ 3 h 30).

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