Il suffit d’une brève recherche sur Internet pour constater à quel point tout et son contraire est dit au sujet des infiltrations. « Douloureuses », « peu concluantes » mais aussi « performantes » ou « très efficaces », difficile de se faire un avis objectif. C’est pourquoi Dr Sport a décidé de faire le point sur cette pratique médicale dont on parle beaucoup sans vraiment la connaître.


1. Quelles infiltrations pour quel effet ?

L’infiltration est une pratique médicale pour laquelle il existe de nombreuses indications et bénéfices en dépit de sa mauvaise réputation souvent injustifiée car il existe plusieurs sortes d’infiltrations bien différentes. 

On peut citer :

  • Les infiltrations d’anesthésiques (dérivés de la xylocaine) qui ne font qu’« endormir » la douleur pendant quelques minutes ou quelques heures (comme c’est le cas chez votre dentiste par exemple). Elles ne soignent pas. Elles peuvent même s’avérer dangereuses puisqu’elles suppriment le signal d’alarme que constitue la douleur. Chez le sportif, il est possible qu’elles aggravent les lésions puisque le sportif n’a plus conscience de la douleur et se croit guéri. 
  • Les infiltrations de produit de contraste. Elles n’ont pas de visée antalgique (c’est à dire de réduction de la douleur) et sont utilisées pour pouvoir réaliser certaines radiographies, IRM voir scanner pour visualiser des lésions tendineuses de type rupture au cours desquels on retrouve une fuite du produit de contraste mais aussi pour vérifier l’intégrité du cartilage. 
  • Les infiltrations d’acide hyaluronique (ou visco-supplémentation) consistent elles, en l’injection dans l’articulation d’une substance permettant une meilleure lubrification des surfaces articulaires. Ainsi, elles diminuent l’inflammation et la douleur liées aux frottements entre les articulations. A distance, elles améliorent la qualité du liquide synoviale.

On pourra effectuer 3 injections (1 tous les 8 jours pendant 3 semaines) ou une seule injection à une dose plus élevée, dans ce cas le produit est plus cher et la quantité injectée plus importante donc plus douloureuse. Enfin, en cas de mono injection lorsque le produit est injecté au mauvais endroit il n’existe pas de deuxième ou troisième chance comme dans les injections en 3 fois. 

  • L’injection de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) consiste, après un prélèvement sanguin, à réinjecter ses propres plaquettes concentrées pour bénéficier de leurs propriétés cicatrisantes.
  • Les infiltrations de cortisone, les plus connues car les plus utilisées ont, elles, vocation à soulager une zone douloureuse. Comment ? En apportant une substance anti-inflammatoire dans la zone concernée. Elles doivent être réalisées dans le respect du protocole de désinfection (asepsie), en dehors de toute contre-indication type diabète, infection de la peau, …, dans un local médical et par un médecin habitué à ce type de pratiques. Elles ne doivent pas être répétées trop fréquemment car peuvent fragiliser le tendon ou générer de l’ostéoporose. 

Contrairement aux anesthésiques, l’amélioration n’est pas immédiate. Elle survient après quelques jours ou quelques semaines après l’infiltration.

2. Mésothérapie VS infiltration, quelle différence ?

Si l’infiltration est une injection à quelques millimètres de cortisone, la mésothérapie, elle, est une injection plus profonde d’anti-inflammatoire non cortisonés.

Retrouvez notre article sur la mésothérapie en cliquant ici.

3. Les infiltrations de cortisone, pour qui ? Comment ?

Les infiltrations de cortisone sont réalisées après l’échec de traitements comme l’administration d’anti-inflammatoires par voie orale ou locale, la kinésithérapie, le repos sportif, l’acupuncture ou la mésothérapie.

A noter, qu’il existe un consensus limitant à 3 infiltrations par articulation.

Le patient doit toujours être prévenu du risque d’infections même si elles restent exceptionnelles dès lors que l’indication est bien posée et que le geste est réalisé par un professionnel.

L’infiltration est souvent la dernière solution avant la chirurgie.

4. Un effet dopant ?

L’injection de corticoïdes en intra articulaire n’est pas interdite chez le sportif de haut niveau. Pensez toujours à vérifier sur le site de l’Agence française de lutte contre le dopage si le produit ou la technique sont autorisés. 

PRENEZ SOIN DE VOUS !

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